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Créer une société à Dubaï : étapes, coût et délais (2026)

Mis à jour 8 min de lecture
Domaine suivi parIsraa Abdullaresponsable du pôle corporate
Le Burj Khalifa et les tours de Downtown Dubai
Photo: Wael Hneini / Unsplash
Sommaire9
  1. Les trois questions à trancher avant tout
  2. Les étapes, dans le bon ordre
  3. Combien coûte la création d’une société à Dubaï
  4. Combien de temps faut-il ?
  5. Peut-on créer une société à Dubaï sans y résider ?
  6. Documents depuis la France, la Belgique ou la Suisse
  7. Fiscalité : immatriculation obligatoire dès le premier jour
  8. Le bon ordre fait gagner des mois
  9. Questions fréquentes

Créer une société à Dubaï est une procédure rodée : la licence elle-même s’obtient en quelques jours ou quelques semaines, et vous n’avez pas besoin d’habiter aux Émirats pour être associé à 100 %. Ce qui fait perdre des mois, c’est l’ordre des étapes, surtout la banque, que la plupart des créateurs découvrent trop tard. Voici le parcours tel que nous le menons pour des entrepreneurs installés en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec.

Cet article est un cadre général, pas une consultation juridique ou fiscale. Le droit des Émirats évolue et les procédures diffèrent d’un émirat et d’une Free Zone à l’autre. Chaque situation s’examine au cas par cas.

Les trois questions à trancher avant tout

Que ferez-vous exactement ? L’activité se traduit en un code de licence. Ce code sera lu par la banque, par l’administration fiscale et par les services d’immigration. Un code approximatif est la première cause de refus de compte (voir notre article sur les licences commerciales et freelance).

Où sont vos clients ? Si vous vendez surtout aux Émirats, une société Mainland (licence de l’émirat) s’impose souvent. Si vos clients sont en Europe ou ailleurs, une Free Zone (zone franche) est généralement plus simple et moins chère la première année. Le comparatif détaillé : Mainland ou Free Zone.

Qu’attend la banque de votre profil ? C’est la question que personne ne pose au bon moment. On la traite avant de choisir la zone, pas après avoir payé la licence.

Les étapes, dans le bon ordre

  1. Décrire les flux de revenus réels : qui vous paie, pour quoi, depuis quel pays.
  2. Choisir la forme (Mainland ou Free Zone) puis la zone précise.
  3. Vérifier les exigences de la banque visée pour cette structure.
  4. Réserver la dénomination sociale et obtenir l’accord préalable.
  5. Préparer les statuts et les procurations ; faire légaliser les documents venant de l’étranger.
  6. Payer les frais et recevoir la licence.
  7. Prendre un bureau ou un flexi-desk et obtenir l’Establishment Card.
  8. Demander le visa de résident de l’associé si vous en avez besoin (visite médicale, biométrie, Emirates ID).
  9. Ouvrir le compte bancaire de la société.
  10. S’immatriculer à l’impôt sur les sociétés auprès de la FTA (Federal Tax Authority), et à la TVA si les seuils l’exigent.

Sur le Mainland, la loi fédérale sur les sociétés commerciales n’impose plus d’associé émirien de manière générale : des exceptions existent pour des activités d’importance stratégique, fixées par le Conseil des ministres. Une LLC compte de 2 à 50 associés, et la LLC à associé unique est admise. Les statuts (MOA) d’une LLC Mainland sont rédigés en arabe ; si une seconde langue est utilisée, c’est le texte arabe qui fait foi aux Émirats. Les Free Zones ont leurs propres règlements.

Combien coûte la création d’une société à Dubaï

Les montants ci-dessous sont un ordre de grandeur, selon les données de la société en septembre 2026, frais gouvernementaux en sus. Les zones révisent leurs tarifs presque chaque année.

OptionPrix indicatif (AED)À savoir
Pack de base, toutes formes confondues11 000 – 55 000+ (env. 3 000 – 15 000+ USD)sans visa ni compte
Free Zones économiques de Dubaï (Meydan, IFZA)licence à partir de 10 500 – 15 000flexi-desk et 1 visa souvent inclus
Free Zones haut de gamme (DMCC, DIFC)à partir de 35 000 – 50 000+matières premières, finance, grosses structures
Mainlandlicence et frais 15 000 – 30 000plus un bureau obligatoire avec Ejari : 10 000 – 30 000 par an
Offshore10 000 – 25 000holding sans activité aux Émirats ; compte dans une banque locale extrêmement difficile à ouvrir

Pour une Free Zone avec un associé et un visa, le budget clé en main de la première année se situe autour de 35 000 – 55 000 AED (env. 9 500 – 15 000 USD) : licence de base 12 500 – 16 000, adresse ou coworking s’il n’est pas inclus 3 000 – 6 000, visa de l’associé pour 2 ans avec visite médicale et Emirates ID 4 000 – 7 000, accompagnement pour le compte bancaire 4 000 – 11 000, comptabilité et préparation à l’impôt sur les sociétés à partir de 11 000 par an. Le renouvellement de la deuxième année coûte environ 80 à 90 % du budget initial, hors services ponctuels.

Deux dépenses cachées : les banques classiques demandent souvent un solde minimum de 25 000 à 50 000 AED par mois, faute de quoi elles prélèvent une commission ; les néobanques sont moins exigeantes. Le détail par juridiction figure sur notre page coût de création d’une société.

Combien de temps faut-il ?

L’enregistrement de la société et la licence se comptent en jours ou en semaines, selon la zone et la qualité du dossier. Le calendrier réel est dicté par deux étapes qui ne dépendent pas de la zone : le visa de résident et l’ouverture du compte. Sur ce dernier point, l’écart entre deux dossiers peut être considérable. Nous donnons une estimation après avoir vu votre structure, pas avant.

Ce qui retarde le plus souvent :

  • la dénomination ne passe pas les règles de nommage de l’émirat ;
  • l’activité est décrite trop vaguement et aucune banque ne suit ;
  • les documents français, belges ou suisses arrivent sans légalisation ni traduction agréée ;
  • la chaîne de détention (holding, trust, associés multiples) est opaque pour la conformité bancaire ;
  • le visa est demandé en même temps que le compte, alors que la banque le veut avant.

Peut-on créer une société à Dubaï sans y résider ?

Oui, pour la société elle-même : être associé ne suppose ni visa ni domicile aux Émirats, et une partie des démarches se fait par procuration. En pratique, deux étapes demandent en général un déplacement : la biométrie si vous prenez un visa de résident, et le rendez-vous bancaire. Prévoyez un séjour dès le départ. Pour le compte, voir ouvrir un compte bancaire de société.

Attention à la confusion fréquente : avoir une société à Dubaï ne vous rend pas non-résident fiscal de votre pays. Votre résidence fiscale se détermine selon les critères de votre pays (foyer, séjour, centre des intérêts) et non selon l’endroit où votre société est immatriculée. Les Émirats participent à l’échange automatique d’informations sur les comptes financiers. Faites valider la structure par un conseiller fiscal en France, en Belgique, en Suisse ou au Canada avant de signer ; notre article sur la résidence fiscale détaille le côté émirien.

Documents depuis la France, la Belgique ou la Suisse

Les Émirats ne sont pas parties à la Convention de La Haye sur l’apostille : l’apostille n’y vaut rien. Les documents étrangers suivent la légalisation consulaire (les étapes internes exigées par votre pays pour ce type de document, puis le ministère des Affaires étrangères, puis l’ambassade des Émirats, puis le ministère des Affaires étrangères émirien) et sont traduits en arabe par un traducteur agréé par le ministère de la Justice des Émirats. Commandez le dossier complet d’un coup, pas pièce par pièce. Nous pouvons nous en charger pour vous.

À préparer :

  • passeports de tous les associés et gérants ;
  • justificatif de domicile ;
  • CV et description de l’activité, que la banque demandera ;
  • documents sur votre société existante, le cas échéant ;
  • justificatifs de l’origine des fonds.

Fiscalité : immatriculation obligatoire dès le premier jour

Toute société doit s’immatriculer à l’impôt sur les sociétés, qu’elle fasse ou non des bénéfices et qu’elle vise ou non le taux de 0 % en Free Zone. Rater le délai coûte 10 000 AED d’amende. Le taux de droit commun : 0 % jusqu’à 375 000 AED de bénéfice imposable, 9 % au-delà. Le statut Qualifying Free Zone Person (QFZP) n’a pas ce seuil : ses revenus non qualifiants sont imposés à 9 % dès le premier dirham (le 0 % en Free Zone expliqué](/fr/articles/qfzp/)). La TVA est une procédure distincte : obligatoire au-delà de 375 000 AED d’opérations taxables sur 12 mois, volontaire dès 187 500 AED (seuils publiés par la FTA ; détails dans notre article sur la TVA à 5 %). Le texte de base est publié par la FTA : [Federal Decree-Law No. 47 of 2022.

Le bon ordre fait gagner des mois

Le scénario le plus coûteux que nous voyons : société enregistrée, licence payée, et aucune banque n’ouvre le compte parce que l’activité ou la zone ne passent pas la conformité. Il reste alors des mois de démarches bancaires ou une réimmatriculation à vos frais. Une conversation avec la banque avant le dépôt coûte beaucoup moins cher.

LaWEra accompagne la création de société dans toutes les Free Zones et sur le Mainland. La première consultation est gratuite. WhatsApp et Telegram : +971 58 600 98 87 ; bureau : +971 4 585 7471, Office 1408, Concord Tower, Dubai Media City, de 10 h à 19 h heure de Dubaï (UTC+4, soit 2 h de plus qu’à Paris en été, 3 h en hiver).

Questions fréquentes

Combien coûte au total une société en Free Zone la première année ?

Pour un associé et un visa, l’ordre de grandeur est de 35 000 à 55 000 AED, selon les données de la société en septembre 2026, frais gouvernementaux en sus. Le montant exact dépend de la zone, du nombre de visas et de la banque.

Dois-je m’installer à Dubaï pour ouvrir une société ?

Non. La société peut appartenir à un non-résident. Un déplacement reste généralement nécessaire pour la biométrie du visa et pour la banque.

Ma société à Dubaï paiera-t-elle zéro impôt ?

Pas automatiquement. Le droit commun est 0 % jusqu’à 375 000 AED puis 9 %. Le 0 % en Free Zone est réservé aux QFZP et à leurs revenus qualifiants. Et l’imposition dans votre pays de résidence est une question distincte.

Puis-je détenir 100 % d’une société Mainland ?

En règle générale oui : il n’existe plus d’exigence générale d’associé émirien, sauf pour certaines activités d’importance stratégique. Nous vérifions votre activité avant le dépôt.

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Votre situation, concrètement

Cet article répond à la question générale. Votre réponse dépend de qui sont vos clients, où se trouve l’argent et de ce qui est déjà signé.

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