Immobilier à Dubaï : l’achat et le litige
À Dubaï, l’acheteur paie avant d’avoir les clés — et pour un achat sur plan (off-plan), parfois des années avant. Notre travail a donc deux moitiés : vérifier et conclure l’achat pour qu’il n’y ait rien à contester ensuite, et mener le litige quand l’achat s’est fait sans nous.
Qui vient nous voir
- Un acheteur qui a repéré un appartement sur plan, à qui l’on réclame un acompte « avant ce soir », avec sous les yeux un contrat de soixante pages en anglais que personne n’a lu.
- Un propriétaire dont la livraison a un, deux ou trois ans de retard, et à qui l’on vient de proposer un « avenant » par lequel il renonce à toute réclamation.
- Un investisseur qui a versé à un agent des « frais de réservation » pour un bien qui s’est révélé autre chose — ou rien du tout.
- Un vendeur qui a besoin du NOC du promoteur (son certificat de non-objection), d’une procuration et d’une réponse claire sur qui paie quel frais.
- Un acheteur qui vise un bien à partir de AED 2 millions et veut savoir s’il donne vraiment droit à la Golden Visa de 10 ans, et ce qu’il faut vérifier avant de signer.
- Une famille dont un proche est décédé avec un appartement à Dubaï à son seul nom, et qui ne sait pas par où commencer.
Comment se déroule l’achat : acheter un bien immobilier à Dubaï. Où un étranger peut acheter : freehold et leasehold. Ce que cela coûte vraiment : les frais d’achat.
Ce que nous faisons, étape par étape
Avant l’achat
- Vérifier le promoteur et le projet : enregistrement du projet, compte séquestre (escrow) prévu par la loi de Dubaï n° 8 de 2007, état d’avancement, livraisons passées du promoteur. Sur plan ou livré, les risques ne sont pas les mêmes : off-plan ou bien livré.
- Lire le contrat avant votre signature : date d’achèvement et ce qui constitue un manquement, délai de grâce, pénalité, droits de résiliation, où partent les paiements. Nous négocions ce qui peut l’être.
- Chiffrer : 4 % de frais de mutation DLD (le cadastre de Dubaï), le trustee d’enregistrement, les frais fixes, la commission d’agent, le NOC du promoteur, les frais bancaires en cas de crédit. Pour un bien de AED 2 millions, les seuls frais publics et obligatoires font AED 84 720 — avant NOC, agent et crédit. Faites le calcul pour votre bien avec le calculateur des frais d’achat.
- Gérer l’enregistrement : Oqood (le registre provisoire) pour un bien sur plan, transfert de propriété au DLD et Title Deed pour un bien livré, hypothèque s’il y en a une.
Quand le litige est déjà là
- Constituer le dossier : contrat, paiements sur le compte séquestre, correspondance, avis de retard. Sans lui, il n’y a rien à présenter au promoteur ni au tribunal.
- Mise en demeure du promoteur ou de l’agent. Une bonne partie des affaires s’arrête ici : un promoteur qui voit un risque judiciaire crédible préfère souvent transiger.
- Plainte à la RERA (le régulateur immobilier de Dubaï) quand le manquement est réglementaire : paiements hors séquestre, projet non enregistré, projet annulé.
- Tribunal de Dubaï si la transaction échoue : résiliation, remboursement des sommes versées, pénalité de retard.
- Exécution. Un jugement et l’argent sont deux étapes distinctes ; nous menons les deux.
Le détail de cette partie est sur la page litiges avec promoteurs.
Ce que vous obtenez
- Avant l’achat : un avis écrit sur le bien et le contrat — ce qui a été vérifié, les risques qui restent, ce que nous recommandons de modifier.
- À l’achat : un titre enregistré — Title Deed ou inscription Oqood à votre nom — et un calcul des frais au dirham près.
- En cas de litige : une mise en demeure que le promoteur prend au sérieux, une stratégie avec une évaluation honnête des chances, puis un accord de résiliation, une décision de la RERA ou un jugement, et le travail d’exécution.
Ce que nous traitons aussi en immobilier
- Vérification du bien et du promoteur, relecture du contrat de vente — surtout sur plan — et enregistrement de la propriété au Dubai Land Department (DLD).
- Litiges entre bailleur et locataire devant le Rental Disputes Center de Dubaï (RDC). Pour l’investissement locatif lui-même : rendement locatif et Ejari.
- Retards de livraison, résiliation et indemnisation par les promoteurs — voir litiges avec promoteurs. Si c’est le promoteur qui résilie contre vous, estimez la retenue possible avec le calculateur de résiliation off-plan.
- Testaments couvrant un bien aux EAU, enregistrés auprès des DIFC Courts ou des tribunaux de Dubaï — voir succession et testament à Dubaï et le testament DIFC.
- Golden Visa par l’immobilier — voir la Golden Visa par l’achat d’un bien et visas et résidence.
Nos honoraires sont fixés au cas par cas : ils dépendent de la complexité du dossier et du nombre de juristes mobilisés. Nous les chiffrons après avoir vu les documents.
Ce que nous faisons et ce qui reste à votre charge
Nous vérifions, rédigeons, négocions et vous représentons devant la RERA et les tribunaux. Vous apportez les documents et les paiements : chaque reçu, toute la correspondance avec le promoteur et l’agent, une procuration pour votre représentant, et votre présence aux EAU quand la procédure l’exige — une demande de Golden Visa, par exemple, se dépose en personne. Si vous signez la procuration en France, en Belgique, en Suisse ou au Canada, elle passe par la légalisation consulaire : les EAU n’appliquent pas l’apostille. Voir légalisation de documents.
L’issue d’un litige dépend du contrat, des preuves et du tribunal, pas de nos souhaits. Nous vous donnons notre avis sur les chances dès le premier rendez-vous, et s’il est mauvais, nous le disons. Nous ne faisons pas non plus de pronostic sur les prix : si c’est la tendance du marché qui vous intéresse, voyez nos repères sur l’évolution des prix — avec leurs sources, sans prédiction.
Quand nous disons non, ou quand le dossier n’a pas d’avenir
- Le retard reste dans le délai de grâce prévu par le contrat. Il n’y a pas de réclamation, seulement de l’attente.
- Le marché a baissé, le taux de change a bougé, vos projets ont changé. Rien de cela ne justifie une résiliation, et si c’est l’acheteur qui manque à ses obligations, le promoteur peut légalement retenir une partie des sommes versées.
- L’argent a été remis à un agent en espèces, sans reçu ni messages. L’affaire existe peut-être, mais elle commence par la reconstitution des preuves, et nous vous disons tout de suite si c’est réaliste.
- Le client veut punir le promoteur plutôt que récupérer son argent. Un tribunal de Dubaï tranche un litige financier ; il n’est pas le lieu du reste.
Comment commencer
La première consultation est gratuite. Écrivez-nous sur WhatsApp ou Telegram au +971 58 600 98 87, en anglais si possible, et envoyez le contrat et les justificatifs de paiement ; nous les lisons avant l’appel pour que vous n’ayez pas à tout raconter. Si l’achat est encore à venir, le lien de l’annonce et le nom du promoteur suffisent. Le bureau répond au +971 4 585 7471, de 10:00 à 19:00 heure de Dubaï. Vous pouvez aussi faire le point sur votre situation depuis la page d’accueil.
⚠️ Cette page décrit un service, ce n’est pas un conseil juridique. Le droit des EAU évolue et les procédures diffèrent d’un émirat à l’autre. Nous examinons chaque situation individuellement.